Le Tourism Dirham n'est pas une taxe hôtelière mais une redevance due par le client pour chaque nuit occupée : de 7 à 20 dirhams selon la catégorie, logements de vacances compris. Un amendement de la même année l'a plafonnée à trente nuits consécutives, et les règles de 2020 expliquent quand le compte des nuits repart à zéro. L'établissement reverse avant le seize du mois suivant, conserve ses registres cinq ans — et ses propres écritures valent preuve contre lui.
Vérifié auprès des sources officielles au 2026-09-16 : les textes des résolutions du Conseil exécutif n° 2 et n° 10 de 2014 et de la résolution administrative n° 2 de 2020 proviennent du Dubai Legislation Portal (dlp.dubai.gov.ae), attribution au Comité législatif suprême de l'émirat. Les annexes 1 et 2 ont été vérifiées ligne à ligne sur l'édition PDF du portail, et non paraphrasées. Le portail précise que la version anglaise est une traduction et que le texte arabe prévaut en cas de divergence. Le portail n'imprime aucun statut « en vigueur » — vérifiez auprès du département avant tout calcul. Ceci n'est pas un conseil juridique.
Nous avons nommé cette lacune trois fois : dans l'analyse de la multipropriété, puis dans les redevances des établissements hôteliers et dans la grappe des logements de vacances — « le Tourism Dirham, nous ne l'avons pas lu ». C'est fait. Et la première chose qui apparaît : lire la version de base n'aurait pas suffi — son article 3 a été remplacé deux mois après son édiction.
Trois documents, et non un
| Document | Ce qu'il fait |
|---|---|
| Résolution n° 2 de 2014 | institue la redevance ; annexe 1 — montants, annexe 2 — 16 infractions |
| Résolution n° 10 de 2014 | remplace l'article 3 : plafond de trente nuits consécutives |
| Résolution administrative n° 2 de 2020 | règles de calcul ; ne fixe aucun montant propre, renvoie à la n° 2 |
La résolution de base a été prise le 24 janvier 2014 et est entrée en vigueur le 31 mars 2014 (article 13). L'amendement date du 27 mars 2014 — quatre jours avant l'entrée en vigueur du texte de base. Le plafond de trente nuits s'est donc appliqué pratiquement dès le premier jour, et la version sans lui n'a presque jamais été en vigueur.
Les règles de 2020 ont été prises le 7 janvier 2020 par le directeur général du département — le même jour et par la même personne que le règlement sur les logements de vacances que nous avons analysé. Elles ne fixent aucun montant et renvoient directement à la résolution n° 2 : c'est la confirmation la plus récente, tirée des documents, que son barème demeure la source financière.
Combien : onze catégories
La redevance est due par chambre occupée et par nuit :
| Catégorie d'établissement | Redevance par nuit |
|---|---|
| Hôtel ou resort 5★ et plus | 20 dirhams |
| Hôtel ou resort 4★ | 15 dirhams |
| Hôtel ou resort 3★ | 10 dirhams |
| Hôtel 2★ | 10 dirhams |
| Hôtel 1★ ou hôtel économique | 7 dirhams |
| Appartement hôtelier luxury | 20 dirhams |
| Appartement hôtelier deluxe | 15 dirhams |
| Appartement hôtelier standard | 10 dirhams |
| Maison d'hôtes | 7 dirhams |
| Logement de vacances luxury | 15 dirhams |
| Logement de vacances standard | 10 dirhams |
Les catégories d'appartements hôteliers sont ici les mêmes luxury / deluxe / standard que pose l'article 7 du décret 17/2013. Pour les logements de vacances en revanche, les appellations divergent d'un document à l'autre : ce barème dit « luxury » et « standard », tandis que le règlement de 2020 classe ces biens en deluxe et standard. Nous donnons les deux graphies telles qu'elles figurent dans leurs documents respectifs et ne les rapprochons pas — aucun rapprochement de ce type ne figure dans les sources lues.
Le plafond : trente nuits consécutives
L'article 3, dans sa rédaction issue de l'amendement, dispose : pour chaque nuit d'occupation, le client acquitte la redevance pour un maximum de trente nuits consécutives. Les règles de 2020 le confirment et ajoutent la mécanique du décompte :
- une nuit commence à l'achèvement de l'enregistrement et s'achève à l'heure fixée par l'établissement ou au départ — le premier des deux ;
- le décompte repart à zéro au départ du client principal, même si les accompagnants restent ;
- un changement de chambre au sein du même établissement n'interrompt pas le séjour ;
- si la catégorie de l'établissement change, la redevance est recalculée selon la catégorie courante — nuit par nuit.
Le redevable est le client principal qui occupe la chambre, quel que soit l'auteur de la réservation. Seules exemptions : les salariés de l'établissement travaillant de nuit sur ce même site, et les propriétaires de l'établissement.
Ce que l'établissement doit faire
L'article 4 de la résolution de base est bref, mais deux de ses points méritent une seconde lecture :
- les sommes perçues sont reversées à la DCTCM avant le seizième jour du mois suivant la perception ;
- les livres et registres de la redevance sont conservés au moins cinq ans, les agents du département y ayant accès ;
- le client doit être informé de la redevance, qui doit être détaillée sur la facture ;
- un état mensuel d'occupation des chambres et de redevance perçue est remis à l'échéance ;
- les comptes annuels sont audités et remis au département au plus tard six mois après la clôture de l'exercice.
Et le paragraphe (b) du même article : les registres et états établis par l'établissement lui-même font preuve contre lui. La déclaration n'est pas ici une formalité, mais la matière d'un litige futur.
La fraude est définie par une liste
L'article 6 ne laisse pas de marge d'interprétation : constituent une fraude le défaut de paiement dans les délais, le défaut de perception auprès des clients, l'absence de livres comptables, la non-remise des comptes audités, la manipulation de données, l'entrave aux contrôles — et tout autre acte considéré comme une fraude.
Amendes : un pourcentage, non un forfait
| Infraction | Amende |
|---|---|
| Non-paiement de la redevance dans le délai | 10% du montant impayé, minimum 1 000 dirhams |
| Non-perception de la redevance auprès des clients | 10% du montant non perçu, minimum 1 000 dirhams |
| Manipulation des données comptables, fausses informations | 15 000 dirhams |
| Non-remise des comptes audités dans le délai | 5 000 dirhams |
| Entrave au contrôle, à l'inspection ou à la perception | 5 000 dirhams |
| Perception au-delà des montants prescrits | 5 000 dirhams et reversement du trop-perçu |
| Comptes audités par un auditeur non licencié | 3 000 dirhams |
| Client non informé ou redevance non détaillée | 1 000 dirhams |
| Retard dans la remise de l'état mensuel | 1 000 dirhams |
Les deux premières lignes fonctionnent autrement : l'amende est une part du manquant, et le plancher de 1 000 dirhams empêche qu'une petite fraude coûte moins cher que l'honnêteté.
Trois régimes côte à côte : où le plafond est le plus bas
Les trois textes financiers du bloc tourisme étant désormais lus, la pondération du régulateur se voit :
| Régime | Plafond en cas de récidive |
|---|---|
| Établissements hôteliers, 48/2014 | 500 000 dirhams |
| Logements de vacances, 49/2014 | 100 000 dirhams |
| Tourism Dirham, 2/2014 | 50 000 dirhams |
Le Tourism Dirham porte le plafond le plus bas des trois — ce qui se comprend : la redevance elle-même est modique, et la sanction se mesure au manquant plutôt qu'au chiffre d'affaires. Au-delà de l'amende, le département peut fermer l'établissement ou une partie pour trois mois au plus, ou le fermer définitivement.
Recours : réclamation écrite au directeur général dans les quinze jours de la notification ; un comité statue dans les trente jours, et la décision est définitive (article 9).
Là où la redevance s'applique quand on ne s'y attend pas
L'article 2 étend la résolution à tous les établissements hôteliers de l'émirat, y compris les zones de développement spécial et les zones franches — dont le DIFC. Une adresse en zone franche n'exonère personne.
Ce que nous n'affirmons pas ici
- S'il s'agit du tarif d'aujourd'hui. Le portail n'imprime ni mention d'abrogation ni statut « en vigueur ». Nous avons montré que les règles de 2020 y renvoient comme source des montants, et nous avons daté ce renvoi. Confirmez le tarif actuel auprès du département.
- Le rapport entre « luxury » et « deluxe » pour les logements de vacances. Les appellations diffèrent entre deux documents ; aucun rapprochement ne figure dans les sources, et nous n'en inventons pas.
- La charge municipale sur les ventes des établissements (Regulation n° 2 de 2006, citée au préambule) n'a pas été lue et n'est pas décrite ici. C'est la lacune suivante, et nous la nommons à voix haute.
- Qui est le régulateur aujourd'hui. Les textes nomment le DTCM et la DCTCM. Le Département de l'économie et du tourisme a été institué par la loi n° 20 de 2021. Nous ne décrivons pas la succession — elle ne figure pas dans les sources lues.
Sur le même sujet


